Options de traitement de l'arthrite rhumatoïde

Dr. Jean-Pierre Raynauld, MD, FRCPC, Rhumatologue, nous parle du traitement de la polyarthrite rhumatoïde.

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Dr. Jean-Pierre Raynauld, MD, FRCPC, Rhumatologue, nous parle du traitement de la polyarthrite rhumatoïde.
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Dr. Jean-Pierre Raynauld, MD, FRCPC, Rhumatologue, nous parle du traitement de la polyarthrite rhumatoïde.

L’arthrite rhumatoïde est une condition articulaire qui peut affecter certains patients au niveau de leurs jointures, particulièrement les articulations des mains et des pieds.

Ça va toucher environ 1 % de la population. On parle d’environ trois femmes pour un homme. C’est une condition qui peut arriver assez brusquement, souvent dans la vingtaine et la trentaine. Alors donc, les articulations vont être enflées, elles vont être douloureuses, elles vont même être gonflées et une sensation de raideur. Et ça va affecter surtout les mains et les pieds. Par contre, ça pourrait affecter aussi les poignets, les épaules, les genoux et même les chevilles.

Les patients qui souffrent d’arthrite rhumatoïde vont souvent aller à la pharmacie pour avoir un soulagement, et ce sera souvent les anti-inflammatoires non stéroïdiens qui vont être utilisés comme, par exemple, l'Ibuprofène qu’on connaît sous le nom d’Advil, ou encore le Naproxen. Ça peut effectivement vous soulager, mais le problème de ces agents-là, c’est qu’ils ne vont pas empêcher la progression de la maladie. Alors, c’est pour ça que c’est important de parler de votre condition à votre médecin de famille qui pourrait éventuellement vous référer à un rhumatologue.

Éventuellement, si vous rencontrez le médecin de famille et le rhumatologue, on va vous proposer des agents qu’on appelle « de rémission », des agents rémitifs. Parmi ces agents, on a le Methotrexate. Nous avons les antimalariens comme le Plaquenil. Nous avons aussi la Sulfasalazine et ainsi que le Léflunomide. Ce sont en général des agents qui sont oraux, donc qu’on prend par la bouche, mais qui peuvent prendre un certain temps à agir. Certains des médicaments, on va les prendre une fois par jour; d’autres, ça peut être une fois par semaine. Mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ces agents vont prendre facilement un quatre, six et même huit semaines avant de commencer à faire effet. Alors, c’est pour ça qu’il ne faut pas se décourager. Et lorsqu’on aura atteint cette période de huit semaines, par exemple, le rhumatologue décidera si les médicaments étaient suffisamment efficaces pour vous et de s’en tenir à cette médication qu’il faudra prendre malheureusement pour une longue période de temps puisqu’on va contrôler la maladie, mais qu’on ne la guérira pas.

Alors, il va arriver la situation où les agents précédemment cités n’ont pas fonctionné et donc il faudra que le médecin rhumatologue décide d’aller à l’étape subséquente. Et cette étape-là, c’est ce qu’on appelle les traitements de seconde ligne. Il y a alors plusieurs formulations disponibles.

On peut les donner sous forme intraveineuse, sous forme sous-cutanée, et plus avant, nous avons des formulations orales. Dans le cadre des formulations sous-cutanées, alors ce sont des injections qu’il faut s’injecter sous la peau avec des stylos spéciaux, ou encore des seringues. Ça pourrait être une fois par semaine, ce pourrait être une fois par deux semaines, ou même une fois par mois.

Autrement, le médecin rhumatologue peut décider de vous donner une perfusion intraveineuse. Alors, cette perfusion intraveineuse peut se faire sur une base mensuelle, donc tous les mois, et ça peut même aller jusqu’aux six mois.

Et finalement est apparue une formulation qui est orale, maintenant, qu’on peut prendre des comprimés à tous les jours et qui vont faire effectivement le même effet si vous voulez en termes d’efficacité, et ce sera à vous et au rhumatologue de décider quel sera le bon choix.

Si vous pensez que vous souffrez d’arthrite rhumatoïde, il est important d’en parler à votre médecin, à votre médecin de famille d’abord qui lui jugera s’il est à propos de faire une référence en rhumatologie.

S’il y a quoi que ce soit dans cette vidéo qui vous a vraiment intrigué et qui vous questionne, parlez-en à votre rhumatologue puisque toutes ces options qui sont sur la table sont vraiment là pour vous aider et avoir un meilleur traitement optimal.

Alors, n’hésitez pas à en discuter à votre professionnel de la santé. Dr. Jean-Pierre Raynauld, MD, FRCPC, Rhumatologue

Presenter: Dr. Jean-Pierre Raynauld

Questionnaire – Vidéo sur la polyarthrite rhumatoïde (PR) ( 64 participated.)

Comprendre les options thérapeutiques pour prendre en charge la PR

Questions True False  
1 La PR touche plus d’hommes que de femmes.

 
2 Les anti-inflammatoires, comme l’ibuprofène ou le naproxen, traitent uniquement les symptômes de la PR et ne préviennent pas la lésion à long terme des articulations.

 
3 Les traitements de première intention que le rhumatologue pourrait proposer à un patient atteint de la PR se nomment des agents antirhumatismaux modificateurs de la maladie (aussi connus sous le nom de ARMM).

 
4 Si les traitements de première intention sont inefficaces, des traitements de deuxième ligne sont offerts et comprennent des médicaments administrés par voie orale, des injections sous-cutanées ou des perfusions intraveineuses.

 
5 Si les patients n’ont pas été en mesure de prendre en charge la PR lors des traitements de première intention, il est probable qu’ils n’y arrivent pas avec les traitements de deuxième intention.

 
6 Les traitements de deuxième intention ont révolutionné le traitement de la polyarthrite rhumatoïde.